18.11.2007
De purs moments
4h10 (du matin, si si ça a été écrit à cette heure là)
En lisant un titre pareil, ceux qui étaient à la soirée d'hier penseront que je vais m'étaler sur 20 pages pour dire "wah, c'était l'éclate" et concrètement, c'est vrai, c'était l'éclate. De purs délires comment j'en ai rarement vu et des moments forts. En bref, ça fait du bien de se lâcher.
Ce que je vais dire peut paraître naïf (et ça l'est très probablement) mais je me suis senti bien (vraiment bien) avec des gens que je ne connais pas. Ca fait partie je pense du dépaysement que je voulais avoir mais surtout et c'est là où je voulais en venir, ça m'a fait réfléchir sur moi-même (et ouai, dans le fond, y a que moi qui compte). Pour une fois, j'ai réussi à trouver des mots pour définir de façon générale, ce que je suis:
Un crétin naïf. J'en entends déjà me dire "mais nan, qu'est ce que tu racontes..." Laissez-moi aller au bout de mon raisonnement et vous verrez ce que j'entends par là. Ce que je veux dire par crétin naïf c'est que j'ai toujours voulu et que je voudrai probablement toujours croire. Croire en les gens qui m'entourent (ouh que c'est mal dit) et à un bonheur durable et personne n'arrivera à me l'enlever, c'est une tare, mais c'est ainsi. Si vous voulez, voyez ça comme le syndrome de Blanche Neige. Le truc qui fait qu'elle s'en prend plein la gueule pendant tout le film mais qu'elle continue à croire qu'il fera beau avant la fin du film. Les gens de mon entourage m'ont déçu par le passé, me déçoivent encore me décevront à l'avenir comme ça arrive régulièrement (et oui les gens me déçoivent) mais ça ne m'empêchera pas de croire en eux, de croire que ce sont des gens biens et qu'ils ont un bon fond etc...(vous voyez le naïf là ?) Ca fait de moi un bon pigeon et quelqu'un de naïf, mais si on m'enlève ça et que j'arrête d'y croire, il ne me reste plus rien. Ca ressemble à de l'optimisme coûte que coûte mais c'est ce qui m'empêche de me dire que c'est qu'un monde de pourris dans lequel on vit. Je sais bien qu'on est pas dans un monde de bisounours, je suis conscient de ça. Mais si j'arrête d'avoir foi en quelque chose de meilleur, je crains le pire. J'en ai besoin, c'est ce qui me fait avancer. Je sais que les gens ne sont pas parfaits, ils ont leur défauts, j'ai les miens mais à toujours croire que les gens ont un bon fond quelques soient leurs actions, je peux tout pardonner et du coup ben je vais m'en prendre dans la gueule en permanence.
A côté de ça et ce sera mon deuxième point, j'ai un gros soucis d'empathie. Quand une personne de mon entourage souffre et qu'elle me raconte ses malheurs ou sa souffrance, je souffre pour elle comme si je la vivais(ça n'a en soi rien d'extraordinaire)-(cf débuts d'ulcères et de dépressions) et parfois il me semble que la personne a plus de recul sur sa situation que je n'en ai moi-même, donc je dois gérer sa souffrance qui n'est pas la sienne mais la mienne pour elle. (parce qu'ELLE vit son malheur, PAS MOI, vous me suivez ?). C'est pour ça qu'à côté mes propres soucis me paraissent souvent dérisoires, mineurs. J'ai l'impression de pouvoir gérer mes soucis sans grands problèmes à côté de ceux des autres (et il est possible que je me leurre en disant ça).
J'ai vécu des instants très forts samedi soir et ça me retourne le coeur quand j'y pense et même les gens qui y étaient ne doivent pas savoir de quels moments précis je parle parce que ce ne sont pas les moments où ça a paru le plus évident qui l'ont été.
4h38
Hey au fait les gens, JE NE DEPRIME PAS hein :D
(alors pas de messages de : tu verras ça finira par aller mieux, ça va ^^)
14:30 Publié dans Quotidien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Han c'est ça le syndrome de Blanche Neige ? Je croyais que c'était l'envie de coucher avec sept nains !!! On m'aurait donc menti... Ou alors je suis une vraie salope...
Qui a dit tapez 2 ? >_>
Ecrit par : unstraight | 19.11.2007
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