31.01.2008

Un peu de latin...

Comme quoi, être attentif en cours parfois…

 

CATULLE. Poésies.

 

8

 

Malheureux, Catulle, cesse d’être sot et ce que tu vois pour perdu, tiens-le pour perdu. Jadis ont brillé pour toi des jours lumineux, quand tu accourais à l’appel d’une jeune femme aimée, comme aucune ne sera jamais aimée. En ce temps-là ce n’était qu’ébats joyeux ; tout ce que tu voulais, ta maîtresse le voulait aussi. Oui, en vérité, ont brillé pour toi des jours lumineux. Aujourd’hui elle ne veut plus ; toi aussi, faible cœur, cesse de vouloir ; au lieu de poursuivre celle qui te fuit et de vivre malheureux, affermis ton âme, supporte, tiens bon. –Adieu, jeune femme. Désormais Catulle tient bon ; il n’ira plus te chercher, t’adresser des prières que tu repousserais ; mais toi tu pleureras, quand personne ne t’adressera plus de prières. Scélérate, malheur à toi ! Quelle est la vie qui t’attend ? Quel homme maintenant t’approchera ? Lequel te trouvera jolie ? Lequel maintenant aimeras-tu ? A qui dira-t-on que tu es ? A qui tes baisers ? A qui mordilleras-tu les lèvres ? –Mais toi, Catulle, de la fermeté, tiens bon.

 

…ça donne à réfléchir.

 

Ecoutez les Anciens disaient-ils, et peut-être n’avaient-ils pas tort.

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