19.06.2008

"J'suis heureux il fait Soleil"

Il n'était pas dit que le Geo faisait des promesses qu'il ne tenait pas. Ainsi donc, comme prévu je suis encore allé à non pas un, mes des concerts au cours des derniers jours. Le premier, toujours avec ma chère et tendre. Nous étions allés voir Batlik, un chanteur aussi doué à la guitare qu'à la chanson avec en première partie le groupe Face à la mer (auquel je dois l'intitulé de cette note) et son joueur de contrebasse (damned ! ce que j'aime cet instrument)

J'ai découvert lors de ce concert des concepts intéressants tels que:

- Se prendre un vent de la bouche : Quand tu essayes d'embrasser quelqu'un qui au dernier moment tourne la tête.

- Le complexe du chien de prairie : Tu mattes un mec au bar, très mignon, tu arrives à établir le contact visuel, tout se passe comme tu veux et c'est alors que débarque un mec, plus mignon que toi évidemment, qui s'intercale entre vous deux. C'est à ce moment précis que tu montes instinctivement sur ta pointe de pieds et tel un chien de prairie tu cherches désespérément à récupérer ce contact visuel.

PRAIRIE DOG 4.JPG


Merci à Batlik et à ses chansons qui arrivent à donner le sourire sans même que quelque chose de vraiment heureux n'ait besoin de se produire.

_____________________________________________________________________________

Le second concert s'est déroulé plus récemmentaux environs d'Opéra. J'y suis allé avec deux comères/compères parisianogays (et bisexuel- merci pour le lynchage). Au programme de la soiirée, musique ambiancée genre pop rock, atmosphère relax, presque opiacée (à déconseiller aux célibataires dépressifs que nous ne sommes pas). On a au final plus bavassé qu'écouté mais c'était pas gênant, bien au contraire. Je ne mentionnerai évidemment pas les sujets de conversations au combien.... élevés... Seulement je remercierai les deux zigotos, c'était cool.

________________________________________________________________________________

(THIS IS A CANULAR)

Enfin, je crains de me faire assassiner si j'omets de mentionner le concert " Rock Band " où le groupe Oasis' Good (best group ever created) nous a interprété quelques titres supers célèbres tel Creep de Radiohead. Avec à son bord des artistes frais, nouveaux, ultra doués (euhm...). Citons Norby à la guitare, Dovan à la batterie et selon le morceau Romain ou moi au micro. C'était... intéressant (Je crois que c'est le mot qui convient) Merci à vous trois pour cette délicieuse soirée et particulièrement à Dovan qui en a eu l'initiative.

rock band.jpg

27.05.2008

Et que ça Rock !

Après le concert de métal du mois dernier, une nouvelle plongée dans le milieu musical underground grâce à cette chère Coralie, sans qui un concert ne serait pas un concert.

Aussi, la semaine dernière. 19h = fin du partiel de Français Médiéval, lui-même annonciateur de la fin des exams et du début des vacances (les grandes oui). Nous nous sommes alors dits.... Un événement pareil ça se fête !!!

Direction Bibliothèque François Mitterrand où ma chère compère et moi retrouvons la douce et belle Juliette, soeur de Coralie. Très vite nous apprenons que le concert aura lieu sur une péniche, Le Boer II (très chic).  L'entrée est à 6 euros et ce n'est pas cher payé pour ce qui nous attend...

59967038.jpg

Dans un premier temps, le groupe Garçon et Fille (http://www.myspace.com/garconetfille) qui nous interprète des morceaux de son propre répertoire, nous ennivrant de belles paroles, de romantisme et d'humour, arbhorant un style vestimentaire très années folles à la mode Al Capone. Ca fout la pêche et pendant 1h30, croyez bien que c'est l'éclate. Revendiquant l'amour pour les femmes au naturel avec L'amour Bio ou prenant pour modèles nos belles Suburbaines (comme il les appellent) c'est avec poésie qu'ils illustrent des choses simples...

Dans un second temps leur succède le groupe Lago (http://www.myspace.com/iamlago). Moins pop, plus rock, moins mélo, plus chaud. Après le français passage à des paroles en anglais. Plus d'électro pour autant voire plus de peps. En somme, un groupe qui décape avec notamment des chansons dans la plus pure tradition rock tels que Welcome Back to Mexico. En prime le plaisir de connaître  le batteur qui n'est autre que le Roméo de notre Juliette. (et oui j'ai des relations ;p)

1475902316.jpg

Un regret ? celui de n'avoir pas pu rester jusqu'au bout.

J'espère bien me rattraper la prochaine fois. Prochaine fois qui je pense... ne saurait tarder.

1788367580.jpg

 

22.04.2008

Mon ptit Nez m'a dit...

J'ai passé une bonne partie de la journée à observer mon beau corps d'athlète sous tous les angles dans le reflet de la lampe au plafond de ma chambre de clinique et l'autre moitié du jour a consisté à écouter le doux chant des voitures par la fenêtre et à regarder le ciel passer du bleu clair au bleu nuit avant de finalement opter pour une teinte violacée. Excitant non?

Alors une visite est toujours la bienvenue, ça vaut pour le pape comme pour toi cher Sami.

-Tu éxagères, je bave quand même moins que lui...

-On voit que tu n'as jamais dormi à côté de toi..."

-Raconte moi donc les péripéties de ta journée au lieu de raconter des bêtises.

-Et bien pour te répondre dans une logique des plus irréprochables on va essayer de façon chronologique:

J'ai d'abord eu droit à la dame de l'accueil, la pauvre se trouvait drôle, c'était pathétique à en pleurer mais j'ai préféré la jouer discret, j'aurais pu être amené à la recroiser au cours du séjour... Elle m'a finalement envoyé au deuxième étage, là où se trouvent les chambres (on se serait cru à l"hôtel avec réceptionniste et tout le patacaisse). A l'étage donc, le couloir, au milieu duquel se trouve le bureau des infirmières. C'est là que ça comence à devenir drôle. Deux vieilles fausses blonde, le genre à se faire blanchir les dents et à passer aux UV une fois par semaines endossant la tenue d'infirmère (diplômées d'état s'il vous plait). Elles finissent par sortir mon dossier aprm'avoir sorti leur plus beau sourire Colgate et là:

Blondie : Et vous avez fait des radios ?

Moi : Non aucune

Blondette : Non y a marqué aucune radio sur son dossier.

(Un temps)

Blondette : Et sinon vous avez fait des radios ?

Moi : Euh... non... toujours pas.

Blondie : Ben non, il vient juste de dire qu'il n'en avait pas fait !

Qui se ressemble s'assemble ? L'habit fait parfois le moine ?

Finalement, on m'amène à ma chambre dont le design, le choix et la disposition du mobilier sont comment dire... inexistants lorsqu'ils ne sont pas d'un mauvais goût absolu. (Je pense d'ailleurs que ce genre de couvre lits sont conçus tout spécialement pour les organismes hospitaliers... ou alors personne d'autre n'en veut.)

_______________________________________________

-Parlons de la nourriture qui, contrairement à mes craintes fut tout à fait honorable et chaude de surcroit ! Ce qui n'est pas si mal dans un hopital.

-Le portable, caché dans une paire de chaussettes (réflexe dyonisien que voulez-vous, on n'échappe pas si facilement à ses racines...)

-Dois-je mentionner le test d'urine ? (qui je le précise fut passé et réussi avec succès !)

-Enfin, j'ai fait connaissance avec l'équipe des infirmières de nuit. Carrément plus cool la vieille infirmière genre buraliste, un peu bourrue mais avec de l'humour. Dès qu'elle entre dans la pièce elle me prend la tension et me file le thermomètre (choses qui d'après elle auraient dues être faites dès mon arrivée). Elle m'explique ce que vont être les prochains jours, la procédure ainsi que le nombre de stupéfiants auxquels j'aurai droit d'ici ma sortie. Au passage elle se fout de ma gueule lorsque je fais le lapsus Béthadine/Thérébantine (le premier servant à stériliser le corps avant l'opération, l'autre ben... c'est de l'essence... cherchez l'erreur) J'y peux rien si on m'a parlé à plusieurs reprises de Thérébantine dans la journée... et non, je n'étais pas encore sous anesthésie à ce moment là.

Que dire du silence qui règne ici ? Même si je passe le temps en lisant Schnitzler (un de ses bouquins est dans mon programme), il est difficile de ne pas remarquer à quelle point cette chambre me rappelle singulièrement celle où je vais lorsque je rends visite à mon arrière grand-mère, en maison de retraite...Et ça, ça craint.

___________________________________________________

Passons le black out post opératoire, la dite opération et la rencontre avec le brancardier rasta pour parler de ce que j'appellerai le calvaire de "l'après"

Tout d'abord, l'impression de planer dans d'immenses champs de coton ouattés... Quoiqu'à la réflexion, je vais peut être le passer ça aussi.    Disons qu'une fois l'effet des drogues licites dissipé ont commencé ce que j'ai baptisé "les jours du nez" qui seront un jour amenés à faire l'objet d'un deuil national. Telle une muselière de compresses et de sparadra, le pansement enveloppant mon nez, lequel nez emballé comme un cadeau de Noël avait vous vous en doutez, doublé de volume (ce qui au passage est toujours vrai). Ainsi que la perfusion dans le bras comme complément alimentaire et pour compenser les trop importantes pertes de sang "éventuelles"

Le fait est que j'allais comprendre quel allait être mon malheur à la nuit tombée... Bonjour les nuits de 3h, l'impression d'avoir une enclume dans la tête, le saignement permanent du nez, les changements de bandages dont les collages, décollages, recollages et redécollages réguliers se sont attaqués à mes pomettes, lesquelles à vif, ce sont mises à peler sans oublier les délires pseudo-lyriques pour accueillir les premières lueurs de l'aube comme autant d'incarnations des grâces divines. (C'est long une nuit à attendre que le soleil se lève sans pouvoir trouver le sommeil) Mes yeux, tels deux oeufs de flettan séchés criaient eux aussi grâce à cause des 3h de sommeil en deux nuits et c'est sans doute leur plainte qui attira la bienveillante nymphe en blouse blanche qu'était devenue pour moi l'infirmière de nuit. Ainsi donc, cette douce libératrice me donna un met délicat au fumet d'ambroisie: les cachets de di-antalvique, lesquels m'accordèrent...1h30 de sommeil paisible avant... qu'on me réveille pour le ptit déj. C'est là que ça devient fun. Le di-antalvique, tout le monde ne peut pas se permettre d'en prendre, encore moins deux cachets d'un coup, encore moins une crevette de ma corpulence. Ainsi disais-je, aussitot penché sur le ptit déj, je suis allé me pencher sur la cuvette des toilettes.

Après ça... redodo, puis enlevage de bandages, mèches, perfusion, puis enfin, une douche normale (la première depuis que j'étais arrivée puisque la première s'était faite intégralement à la Béthadine [c'est jaune comme du curry la béthadine], la deuxième avec la perfusion ressemblait à du contorsionnisme). Enfin, quand je dis douche normale, ça exclut l'intervention de l'infirmière: " Vous voulez bien ouvrir la porte, je voudrais pas que vous fassiez un malaise dans la douche."Je crois que c'est à ce moment que ce qu'il restait de ma dignité est mort (si si, je vous jure qu'il m'en restait, même dans la tenue d'hopital sous laquelle Adam lui-même ne m'envierait aucun vêtement).

Après ça, j'ai pris mes jambes flageolantes à mon cou et j'ai mis les voiles, je suis rentré, je me suis affalé sur MON litjusqu'au lendemain (environ 5h du matin, après avoir été réveillé par les douleurs de mon appendice nasal). A partir de ce moment débuta la thérapie au doliprane 1000, avec un cachet toutes les 6h pour rester en permanence sous drogue.

C'était sans compter sur le syndrome du nez post opératoire qui se prend maintenant pour une femme fontaine (après s'être pris pendant deux jours pour une femme ayant ses flux menstruels). Le glamour décéda en ce jour glorieux emportant dans son flot de mucus sanguinolant mes derniers espoirs de récupérer un jour une vie sociale... Au pire je peux toujours voir si ce qui sort de mon nez peut servir de bio carburant... auquel cas je finirai seul mais riche à millions.  (Ceci était la phrase optimiste du jour !)


236321866.jpg

Avis aux lecteurs qui auraient eu le courage, la patience et l'intérêt de lire jusqu'ici: Je ne hais pas les hopitaux et ceci n'était pas une critique réelle ayant pour but de les fustiger, ce n'est que l'expression lentement macérée de plus de 72h d'isolement avec pour seuls compagnons les gémissements de mes deux narines. (et non, cela ne veut pas dire que j'ai posté uniquement pour me plaindre mais également pour avoir un témoignage écrit de ces précieuses heure, qu'ainsi je me souvienne à jamais de ce qu'elles ont été)